Vancouver à Los Angeles par la Highway 101

Ce récit démarre le lendemain de mon arrivée à Manning Park, après 5 mois à arpenter le Pacific Crest Trail. Après avoir pris le bus de nuit pour Vancouver, cette nouvelle aventure relate mon retour à Los Angeles via Seattle, la Péninsule Olympique, la côte de l’Oregon, Redwoods, l’Avenue des Géants, et Santa Monica.

13 septembre – Vancouver

La soirée a été longue, n’ayant plus l’habitude de nous coucher aussi tard. De plus, le bus devant nous amener à Vancouver est en retard de 3/4 d’heure, si bien que nous partons largement après 2h du matin. Le bus est bien rempli, en provenance de Calgary, et seules les places « couloir » sont disponibles. Il est presque impossible de dormir à ces places. Comme on peut donc s’y attendre, à l’arrivée vers 6h, je sors d’une nuit blanche, ou presque. Nous  nous réfugions dans un Starbucks Coffee dans Downtown pour nous réveiller. Nous y passons un moment, au chaud et au calme, car le changement est brutal ! Bruit, pollution, voitures, alarmes, il y a encore quelques heures, nous étions sur le chemin, cernés par la nature à perte de vue. Finalement, nous quittons le Starbucks et nous séparant, les Wild Frenchies partant à l’ouest de la ville vers leur lieu de résidence, pendant que Rémi « Beer Canister » se rend à la Public Library pour réserver ses bus et hôtels de ces prochains jours. Quant à moi, je me rend à deux magasins de proximité pratiquant la réparation de téléphones, dans l’espoir de réparer mon Sony, dont l’écran est endommagé depuis plusieurs semaines. En chemin, je réserve deux nuits dans un petit hôtel assez historique, en bordure de Chinatown. Dans les deux boutiques de réparation, le constat sera le même, ils n’ont jamais entendu parler de mon téléphone. Ça commence mal ! Je retourne à la bibliothèque et je contacte une troisième enseigne, sur Broadway. Il semble pouvoir prendre en charge la réparation dans la journée si je lui amène mon téléphone en tout début d’après-midi. Je me rend d’abord à l’hôtel avec Rémi, qui va finalement partager la chambre avec moi. Le quartier est assez mal famé, alors qu’il est pourtant proche du centre ville branché. Le « Patricia Hotel » par contre, est plutôt une bonne surprise ! Bâtiment ancien de cinq étages bien préservé, il est chaleureux, propre, et agréable pour cette gamme de prix.

Cerise sur le gâteau, la chambre inclut les petits déjeuners alors qu’ils n’étaient pas indiqués dans la réservation. Je laisse Rémi sur le PC de courtoisie dans le hall, afin de continuer ses réservations. Je file droit vers Broadway, et j’arrive dans la boutique en début d’après-midi. J’y laisse mon Sony et je vais me promener dans le quartier une bonne heure et demie. L’endroit est très vivant, et il semble qu’il concentre les boutiques de sport et d’outdoor. Une heure et demie plus tard, je retourne à la boutique « Irevive Mobile » , mais mauvaise nouvelle, on m’annonce que les téléphones américains et européens ne semblent pas correspondre, et l’écran ne va pas. Il me rend mon Sony sans me facturer. Décidément, ce PCT aura été une épreuve jusqu’au bout pour le geek que je suis ! Les copains arrivent à ce moment dans le quartier, et je les rejoins à « Rogue Kitchen » . On y boit une bière et mangeons le diner (aux horaires PCT) , et je reçois à cet instant un message de la boutique de téléphone, m’informant qu’ils ont fait une erreur de composant, et qu’ils peuvent finalement réparer mon téléphone sur le champ. Tout heureux, j’y retourne au pas de course et le dépose à la boutique, avant de retourner manger avec les copains (c’est vraiment pas loin…) Nous profitons du bon temps encore un moment, puis je retourne chercher mon téléphone enfin réparé et fonctionnel (même si quelques semaines plus tard, je me rends compte qu’il a pas mal de problèmes et que je vais certainement l’envoyer à Sony pour réparation…) Quelle joie de voir enfin toutes ces photos et vidéos ! Après ces semaines de frustration, ça fait vraiment plaisir ! Mais il ne faut pas trop tarder car Max et Pierre on un long trajet jusqu’à Vancouver ouest, de même que pour Rémi et moi.

De retour à l’hôtel, nous tardons à dormir, et en ce qui me concerne, je me fais plaisir de visualiser mes photos pendant un moment.

14 septembre – Vancouver

Je n’ai pas très bien dormi cette nuit, souffrant de crampes. Il est vrai que mon corps est très fatigué, et la nuit blanche a du faire des dégâts, mais je me console en savourant le petit-déjeuner, bien plus complet que je n’aurais imaginé. Comme hier, c’est une belle journée qui s’annonce, et je laisse Rémi à ses organisations, lorsque je pars à l’aventure. A voir absolument, « Gastown » , le quartier historique de Vancouver. Rues vertes, restaurants, pubs, boutiques, il est très vivant, avec de beaux bâtiments et quelques points de passage obligés tels que l’horloge à vapeur.

J’y flâne un bon moment, avant de filer vers « Stanley Park » . De là, je prends la navette gratuite pour « Grouse Montain » , le massif dominant Vancouver, au nord. Arrivé au pied de la montagne, je prends le téléphérique pour le sommet, savourant l’ascension de 2800 pieds en 6 minutes ! En haut, j’apprécie encore plus la belle vue sur la ville, ses quartiers, ses côtes, et le « Mont Shuksan » , au loin dans Washington.

Je m’offre une petite salade / badoit au restaurant panoramique, avant de redescendre et prendre la navette de retour. En chemin, celle-ci me dépose au parc du pont de « Capilano » . C’est un éco-parc axé sur la « Rainforest » et l’eau.

Il y a un pont suspendu, des sentiers de découverte comme celui dans le vide avec des passerelles accrochées à la falaise… J’en fais un peu le tour avant de rentrer et rejoindre Rémi à Gastown pour boire une bière à la taverne « Alibi Room » , puis nous allons manger à « The Old Spaghetti Factory » , une très bonne surprise.

Nous passons ensuite un petit moment dans le hall de l’hôtel, je réserve le bus pour demain en direction de Seattle, la location de voiture pour la suite, ainsi que le motel 6 pour la veille du départ, à l’aéroport de Los Angeles. Rémi part tôt le matin pour prendre le bus qui l’amènera directement à Portland.

15 septembre – De Vancouver à la Péninsule Olympique

Rémi est donc parti très tôt pour son bus de 5h30, et je me rends au petit-déjeuner tout seul à 8h30, après une nuit courte mais reposante. Je profite d’un rapide moment pour skyper en famille, avant de ranger mes affaires, mon sac, et faire mon check-out à la réception. Je descends « Main Street » en direction de la gare, je cherche un peu le point de départ du bus, puis je vais m’acheter sandwich et autres petites choses pour ne pas mourir de faim sur la route. Le bus est à l’heure et à moitié rempli, du coup je profite seul de mes deux places. Je quitte rapidement Vancouver, en direction de la frontière que je rejoins au bout d’une bonne heure. Le bus s’arrête au poste de contrôle, et nous descendons tous pour passer l’immigration avec nos sacs. Il y a un peu de monde, et c’est encore une heure qui va passer juste pour cette étape, avant de repartir. Quelques minutes après ma « ré-entrée » aux USA, je passe le Mont Shuksan, au loin, et je me mets à écrire un peu mon journal, avec difficulté tant les autoroutes américaines secouent… A l’est, je distingue plusieurs séries de montagnes et pics. Redescendre en quelques minutes ou quelques heures ces montagnes qu’il m’a fallu des jours et des semaines à parcourir, c’est une sensation à la fois amusante, triste, émouvante, et libératrice. Vivement la Péninsule Olympique demain, qui me fera découvrir quelque chose de nouveau, sans le sentiment de remonter le temps. Le bus arrive vers 16h à la gare de Seattle. Je fonce au bureau de poste pour récupérer ma « bounce box » en provenance de Stehekin.

On m’apprend rapidement que la « General Delivery » se trouve dans un autre bureau, sur « Union Street » . Je me demande bien pourquoi j’indique une adresse si mon colis est finalement livré ailleurs ! Enfin… Je trouve un itinéraire rapide par le tram. Oui parce que Seattle et la ville américaine la plus remplie de transports en commun que j’ai pu traverser. Tram, bus, train, trolley électrique, c’est impressionnant à ce niveau, aux USA.

Une fois à la poste d’Union Street, le guichetier sympa me trouve mon colis, malgré les horaires de fermeture de la « General Delivery » . Il m’aide également à préparer le retour de mon pantalon de randonnée abimé. Je me rends ensuite à l’aéroport par la même ligne de tram, qui prend énormément de vitesse dans les longues étapes en dehors du centre ville.

L’aéroport de Seattle-Tacoma est immense et je mets un moment à trouver les loueurs de voiture. Arrivé au guichet, tout se passe bien et la demoiselle me surclasse en SUV, plus adapté à mon mode de voyage camping / bivouac. Tant qu’à faire un road-trip à l’américaine, je choisis le Dodge, modèle 2017. Super confortable, automatique, et plein de place pour mon sac à dos et mon lit à l’arrière.

Après une petite prise en main, me voilà parti en direction de Tacoma, sur l’Interstate 5, que j’ai traversée plusieurs fois durant ma randonnée. Je rejoins ensuite la 101, la route touristique qui fait le tour de la Péninsule Olympique, puis continue le long de la côte jusqu’à Los Angeles. Je me gare dans un petit campground de la National Forest à 23h, sur une petite route forestière, au niveau d’Eldon.

Demain matin, je ferai le tour par le nord jusqu’à la « Hoh Rainforest » , où je me changerai les idées avec une petite marche.

16 septembre – Péninsule Olympique

Après cette première nuit plutôt confortable dans la voiture, au regard des cinq mois qui viennent de s’écouler, je prends un petit-déjeuner « à la Hiker » (oatmeal) , avant de reprendre la route. Je continue sur le contournement de la Péninsule Olympique, sur la Highway 101, sous un ciel gris et menaçant.

J’arrive dans la région de « Forks » et de « La Push » , sur la côte. Les fans de « Twilight » localiseront de suite ces villes qui sont au cœur de l’histoire. Je vais visiter « Rialto Beach » dont les sentiers côtiers sont très réputés à marée basse.

C’est malheureusement marée haute et je ne peux pas rester trop longtemps. Je prends quand même le temps de déjeuner au bord de l’océan, « à la Hiker » encore (sachet de thon). Il faut bien finir les rations ! Je retourne ensuite à Forks pour faire quelques courses et me rendre au « Visitor Center » , histoire d’en savoir plus sur la région, et je file ensuite vers la « Hoh Rainforest » , au cœur du Parc National Olympique.

$25 juste pour pouvoir entrer dans le parc et faire des balades de 2 miles, c’est un peu cher. Je risque pas de payer en plus pour un campground ce soir dans le parc ! Je vais faire le tour à pied des sentiers de la rainforest (forêt humide).

C’est superbe toute cette mousse, et cette atmosphère… Autant la taille des arbres, la densité ne m’impressionnent pas trop, avec les forêts que j’ai déjà traversées sur le PCT, autant je n’avais pas vu un tel niveau de mousse ! Je discute avec un couple de visiteurs, qui en entendant mon histoire de marcheur PCT, me donnent leur carte en me proposant de m’héberger si par hasard je passais par San Diego. Sympa, même si ce n’est pas prévu pour l’instant.

Après avoir arpenté les sentiers de la rainforest, je retourne à la voiture, et je vérifie le campground du parc, par hasard. $20 pour la nuit, sans douche, aucune chance ! Je reprends donc la route, qui rejoint petit à petit la côte. Je visite « Ruby Beach » , et je longe la côte un moment, la 101 rentrant à nouveau dans le Parc National juste avant la réserve indienne de « Quinault » , et « Kalalock Lodge » . Il y a un campground du parc au bord de l’océan. Très sommaire, il n’a pas d’eau courante (à part celle des chasses d’eau des toilettes), mais la nuit est tout de même à $15. Hors de question. Il est complet de toutes façons, mais il y a plein de places pouvant accueillir ma voiture, sans remorque ni tente. Je fais donc mon français, et me gare dans un coin tranquille, non officiel.

Je me prépare un diner « à la Hiker » (nouilles) pendant une accalmie (oui parce qu’il pleut depuis 18h…), puis je m’installe à l’arrière de la voiture pour la nuit, sans oublier d’écrire un peu dans mon journal avant de dormir. Demain, je devrais descendre la côte jusqu’à « Cannon Beach » , en Oregon, avant de rejoindre Portland, où je dormirai probablement avant d’y passer la journée suivante.

17 septembre – Péninsule Olympique à Portland

Il a plu une grosse partie de la nuit, et j’ai apprécié ma « tente rigide roulante » ! En tout cas, je ne suis plus jaloux, car il ne pleut pas que sur le PCT 🙂 la péninsule est particulièrement arrosée… ce qui est cohérent, vu les rainforests. Après un petit-déjeuner rapide, je me remets en route en faisant une pause carburant à « Queets » , à l’entrée de la réserve indienne. Je descends ensuite, sous une pluie toujours soutenue, vers « Aberdeen » , « Raymond » et « Astoria » , avec son très long pont qui traverse l’estuaire de la rivière Columbia, que j’avais traversée il y a quelques semaines sur le « Bridge of Gods » .

C’est par un pont que j’étais passé de l’Oregon à Washington, et c’est naturellement par un pont que je fais le chemin inverse. A partir d’Astoria, la 101 suit la côte de l’Oregon, et je fais une pause déjeuner tardive à « Seaside » . Après cette pause, je continue mon chemin en direction de « Cannon Beach » . Je m’arrête d’abord à « Ecola State Park » pour profiter d’une belle vue décalée et en altitude.

Ce parc semble à l’abandon malgré les nombreux touristes qui y font un arrêt photo. Beaucoup d’accès ne sont plus entretenus et sont fermés. Même l’entrée, supposée payante, et vidée de tout personnel. Je profite donc de l’occasion et prends de très jolies photos, puis je pars me promener sur le trail menant à « Indian Beach » .

Après ce petit tour, je reprends la voiture pour descendre sur Cannon Beach, la petite ville côtière. C’est très joli et touristique, et j’y découvre un tout autre point de vue sur la plage, et ses rochers déchirant le sable.

J’y passe un moment et en fais le tour avant de reprendre la voiture de nouveau, direction l’intérieur des terres et Portland. J’ai réservé un motel 6 en banlieue, à « Beaverton » . Demain, j’irai visiter la ville, rejoindre Rémi pour manger, puis je repartirai vers la côte, pour continuer tranquillement vers le sud. Mais pour ce soir, direction un restaurant coréen à proximité dont la spécialité est la cuisine BBQ !

18 septembre – Portland à la côte de l’Oregon

Une journée plutôt tranquille. Après une nuit au motel pas si calme (chambre d’à côté très animée jusqu’à 3h30…), je me lève à 8h, me fais un petit déjeuner simple, puis, c’est la lessive qui occupe une bonne partie de ma matinée, avant de me préparer moi-même. En fin de matinée, je pars enfin, direction le centre ville de Portland, où je retrouve Rémi dans une brasserie, à la fin d’un multiplex de football américain très animé.

Nous partons promener dans « Downtown » (le centre ville), où nous mangeons un bon kebab (en salade pour moi hein ! ) à l’un des nombreux food trucks qui caractérisent le quartier.

Nous continuons de balader et nous allons à la librairie « Powell » , un gros point de passage de Portland. J’y laisse Rémi un moment, le temps de descendre dans les grands magasins de vêtements, histoire de compléter ma tenue civile « Post PCT » . Je trouve un jean, des baskets, et des chaussettes « Levi’s » pour $50. Voilà qui est fait. Je retourne à la librairie en baladant, et je me change aux toilettes pour profiter de ma nouvelle tenue. C’est déjà la fin de l’après-midi et nous regardons où nous pourrions manger et boire une bière. Nous partons au nord-est, une brasserie très bien côtée nous y attend. En quittant, je craque pour le porte-clés starwars, petit goodies souvenir. Nous reprenons la voiture et allons à la brasserie. Elle se situe au cœur d’une zone résidentielle super calme. Il y a au milieu une rue avec commerces, restaurants, brasseries, etc… L’ambiance est bonne, la salade un régal, les bières super, et le dessert, une glace aux noix et baies, un délice ! Je ramène Rémi à son logement, et je reprends la freeway 26 en direction de l’océan et la côte de l’Oregon, où je me gare sur un Trailhead pour la nuit, en espérant être tranquille. Je suspecte ce passage d’être superbe. Je reviendrai un peu en arrière demain matin pour ne pas en louper une miette.

19 septembre – La côte d’Oregon

Je me réveille à 7h30 dans mon parking. Il y a déjà quelques voitures, dont des surfeurs matinaux. Je me fais mon petit-déjeuner à une table de pique-nique avant de repartir. Dès le début de la journée, j’ai droit à de superbes panoramas des côtes ciselées, dans la brume et les grosses vagues, le tout dansant avec la marée.

Si la mer et l’océan m’ont manqué pendant ces cinq mois sur les crêtes, je fais une séance de rattrapage express avec ce road trip ! Plein les yeux et plein les narines également.

A « Manzanita » , j’y fais un arrêt, tenaillé par la faim, malgré mon petit déjeuner quelques minutes auparavant. Je me restreins à la petite formule, mais j’en avais trop envie. Je roule de cap en cap, en faisant de nombreux breaks à chaque point de vue sur une baie, une ville côtière ou des rochers esthétiques.

J’arrive à un phare, et je note qu’il y en a plusieurs à voir sur cette côte. J’y déjeune léger (sachet de saumon, comme j’en dégustais il y a encore quelques jours sur le chemin).

Je continue mes sauts de point de vue en point de vue durant tout l’après-midi, arpentant chaque sentier découverte mis à ma disposition, histoire de ne pas sombrer dans le « tourisme voiture » dont je me moquais tant durant mon PCT 🙂 Cela me permet par exemple de découvrir « l’arbre pieuvre » , dont on ignore les raisons de sa forme très originale, donnant lieu à des débats animés dans la région.

En fin d’après-midi, un peu avant d’arriver à « Newport » , ce n’est pas la côte le plus intéressant à observer, mais les baleines ! On les voit très nettement depuis le point d’observation.

On devine la queue d’une baleine dans l’écume

On les voit souffler, plonger, et même parfois une queue hors de l’eau. C’est un peu frustrant avec le téléphone, dont les capacités photo / vidéo sont plutôt grand angle que zoom, mais c’est la première fois que je vois des baleines, alors ouah !

Je vais passer près d’une heure à scruter l’écume et bondir à chaque souffle ou queue visible. Un tout petit peu plus loin, je vais au premier phare de Newport.

Encore de jolis points de vue, et des photos réussies. Il est censé y avoir des phoques, mais ils sont apparemment en vadrouille.

Je me rends ensuite au « South Beach State Park » , au sud de la ville. C’est un campground payant mais très bien équipé (en ce qui me concerne, le seul équipement de valeur, ce sont des douches, et il y en a). Je m’y installe donc pour la nuit, me prépare un succulent diner de Hiker, à l’ancienne. J’entends les phoques au loin, de l’autre côté de la baie, côté Newport, au nord. J’y retournerai demain matin après la douche. Très bonne journée que celle-ci !

20 septembre – la côte d’Oregon

Je me réveille en douceur, avec le soleil à travers les vitres. Cela faisait plusieurs jours qu’il ne faisait pas clair, voire qu’il faisait carrément moche, mais ce matin, c’est totalement dégagé. Je me prépare un petit-déjeuner au soleil, avant de profiter à nouveau des douches. Une fois propre, je range un peu la voiture, et me remets en route. Je traverse de nouveau le pont de la baie, au nord, et vais visiter le phare.

Une fois de retour au sud, je suis la digue, et je continue à pied. J’entends les phoques depuis hier, mais impossible de les localiser.

Ils sont en fait dans les docks, et je ne peux pas y accéder. Tant pis, j’arrive à en voir qui nagent dans le chenal. Je reprends la 101, et je vais encore être gratifié de superbes panoramas des côtes, découvrir quelques vieux phares…

Je fais une pause à « Florence » pour déjeuner, puis je reprends mes explorations côtières.

Je mange un « Fish & Chips » à la morue dans « Port Oxford » pour le diner. C’est un restaurant assez typique et prisé des locaux. Après manger, je ne chercherai pas plus loin que le « Humbug Mountain State Park » .

Même formule qu’hier soir. Fiable, sécurisé, autorisé, et moins cher. Pas envie de dormir en galère ce soir !

21 septembre – de la côte de l’Oregon à Redwoods

Je me réveille à 7h30 après une bonne nuit de repos. Il fait assez clair, mais le soleil reste bien caché derrière les massifs autour du campground. Je prends mon petit déjeuner rapidement avant de profiter de la douche. De nouveau sur la 101, la « Coast Highway » , je saute encore de point de vue en point de vue.

L’Oregon dispose vraiment d’une très belle côte océanique, je ne regrette absolument pas cet itinéraire, après la Péninsule Olympique dans Washington !

Je déjeune dans ma dernière ville d’Oregon, « Brookings » , avant de passer en Californie. Il y a un petit poste de douane entre les deux états, et on m’y demande simplement si j’ai des fruits ou légumes frais avant de me laisser passer. Je roule jusqu’à « Crescent City » et je m’arrête au centre d’information du Parc National de Redwoods, et des « State Park » alentours. Me voilà rapidement avec une carte, un itinéraire, et une liste de chose à voir ou de marches à faire. Je vais tout d’abord m’enregistrer au campground du Parc National, à « Mill Creek » , car c’est très touristique et il y a beaucoup de demande. Ce campground est superbement intégré dans une forêt de géants.

Rien que là, on a déjà envie de partir se balader. Je vais ensuite dans le « Jedediah Smith State Park » , sur la route de « Howland Hill » .

C’est une des deux routes scéniques de Redwoods. C’est en fait plus une piste qu’une route, ce qui donne un peu plus dans le côté « aventure » de la virée ! Elle zigzague entre les Séquoias géants (redwoods), tellement beaux, et tellement immenses. Je n’avais jamais vu ça. Au bout de cette route, j’arrive à « Stout Grove » où je fais halte pour arpenter des sentiers en boucle au cœur de la forêt. Je suis tellement minuscule, et ce sentiment vient s’ancrer profondément en moi en voyant ces arbres.

Au terme de ce tour, je rentre sur Crescent City et vais faire un tour au phare, devenu une habitation privée très atypique.

Je pousse un peu vers les docks. J’y croise enfin des phoques, des pélicans, avant de rentrer au campground.

Demain va être une grosse journée. A trop trainer sur les panoramas côtiers, je me suis emmêlé les pinceaux et les jours de ce road-trip, et je me retrouve avec un jour de moins que prévu pour rejoindre Los Angeles. J’irai donc dans la seconde partie du parc, au sud, en enchainant sur la route scénique « Newton B. Drury » , le sentier de « Lady Bird Johnson Grove » avant de filer plein sud sur « Avenue of the Giants » , et enfin rallier San Francisco. Je n’aurai malheureusement pas le temps d’y faire d’arrêt, mais juste de la voir en passant (probablement de nuit). La priorité reste de descendre sur Los Angeles pour monter dans l’avion à temps, et pas de visiter les villes. Je dois être à Santa Monica vendredi matin pour échanger mon sac à dos, et rendre la voiture de location.

22 septembre – de Redwoods à Malibu

Après une nuit des plus agréable dans ce magnifique campground au cœur de Redwoods, je prends rapidement mon petit-déjeuner pour me remettre en route au plus tôt. La route de Newton est malheureusement fermée pour maintenance. Je continue donc directement en direction du sentier de « Lady Bird Johnson Grove » . Ce sentier est lui aussi à couper le souffle, au fin fond d’une forêt de séquoias géants.

Je ne traine pas malgré l’immense plaisir de m’y promener, et je retourne en voiture sur la 101 avant de bifurquer sur « Avenue of the Giants » , une route parallèle scénique.

Je m’essaie à quelques vidéos, mais ce passage routier se faisant au volant, je profite du moment avant tout pour moi-même… C’est toujours aussi magique.

A la fin de cette route, je fais une halte au « Peg House » , chaudement recommandé par une de mes amies rencontrée sur le PCT, surtout pour ses brownies. En effet, burger et brownies sont un régal !

Mais l’heure est venue de filer droit un bon moment, et je reprends la route pour de bon, à nouveau sur la 101, que je ne vais plus quitter jusqu’à « Malibu » . Le paysage défile, je croise des vignes californiennes, et vers 20h, je franchis le « Golden Gate Bridge » dans le début de nuit, puis je traverse San Francisco d’une traite. Je n’en verrai que les lumières de sa skyline et quelques avenues perpendiculaires à la 101. Je fais régulièrement des petites pauses café, la route étant encore longue. Du côté de « San Jose » , je fais une incursion chez les geeks, me rappelant à quel point je me rapproche de la fin de mon voyage… Je passe successivement « Silicon Valley Av » , « Cupertino » et « Montain View » . Je continue tardivement avant d’arriver à Malibu vers 4h du matin. Je me trouve un coin en bord de plage pour me garer et dormir quelques heures, au cœur du pays des grosses baraques et des grosses bagnoles. A 7h30, le soleil levant me réveille, et je me réveille avec les jolies couleurs de l’océan.

23 septembre – de Malibu à Santa Monica

Après mon lever à 7h30, réveillé par le soleil, je reprends vite la route, de peur qu’à Malibu, on finisse en prison pour avoir dormi comme un sauvage dans sa voiture !

Je m’arrête un peu plus loin pour quelques photos, et je continue vers Santa Monica.

Je suis au bureau de poste à son ouverture, et je récupère mon tout nouveau sac à dos Osprey, avant de retourner avec un pincement au cœur celui qui m’a accompagné sur 4200km et les cinq derniers mois. En tout cas, merci Osprey pour ce support premium ! Je profite ensuite de cette journée ensoleillée à Santa Monica, je vais sur le Pier manger à « Bubba Gump » , histoire de complètement boucler la boucle, et je file savourer un cheesecake après avoir retrouvé Rémi à « Cheesecake Factory » , clin d’œil pour nos « Wild Frenchies » .

Je vais ensuite faire quelques courses de nourriture que je souhaite ramener à la maison (sweet relish, summer sausage, tortillas, etc… ) . Je pars ensuite en direction de l’hôtel, à proximité de l’aéroport de Los Angeles. Bien qu’assez direct depuis Santa Monica, le trajet va me prendre une bonne heure. Je fais mon check-in dans ce motel 6 qui n’a vraiment rien d’un motel, avec sa dizaine d’étages. De suite après, je ramène la voiture au loueur. Entre le trafic très important autour de l’aéroport, et les indications mal fichues, je loupe l’avenue qui mène aux loueurs, et je m’engage dans la voie sans retour qui me fera faire tout le tour de l’aéroport, dans les bouchons. Une fois le tour fait, je prends enfin la bonne avenue, et me retrouve dans un labyrinthe. Je localise finalement mon loueur et y dépose ma voiture, opération réglée en trois minutes. Je me rends alors compte que je ne suis que quelques rues derrière… mon hôtel. Il m’aura fallu plus d’une heure à l’aller, et vingt minutes à pied au retour. Je mange un bout sur le chemin, puis je rentre pour ranger mes affaires, et me reposer pour cette dernière nuit américaine.

24 & 25 septembre – dans les airs

Lever tranquille à l’hôtel. J’ai du temps, je profite du petit-déjeuner, d’une bonne douche et je vais même me faire une lessive. C’est ensuite le check-out, la navette gratuite de l’hôtel vers l’aéroport, où je retrouve Rémi rapidement.

Une longue attente commence pour nous avant de passer enfin la sécurité, et embarquer, pour notre retour en France.

2 pensées sur “Vancouver à Los Angeles par la Highway 101”

  1. Eh ben! Ca c’est un post!
    Je dois pas être loin d’une bonne demi-heure pour le lire attentivement presque la larme à l’œil en laissant L.A.
    Waouuu

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *